La poterie traditionnelle en France

La poterie traditionnelle en France. Bibliographie

La poterie traditionnelle en France
Bibliographie

 

 

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Mise à jour du 11 février 2014

 

 

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05 juillet 2013

Un petit pot à beurre de Ger

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Normandie
Ger
XIXe
Grès
Tournage

Domaine d’utilisation :

Réserves et cave / production laitière / transport et commercialisation

Désignation / dénomination :

Pot à beurre

Dimensions / poids et contenance

H : 17,7 cm
Poids : 0,8 kg

Description

Pot ellipsoïdale, rebord aplati.

Commentaires

Même typologie que pour les pots à beurre de Noron

Sources et références

 « On voit en assez grand nombre, dans le commerce alimentaire de Paris, des petits pots noirs ou gris presque noir, grossièrement ellipsoïdes, dans lesquels on transporte le beurre salé de différentes parties de la Bretagne ; ces pots sont en grès, on les fabrique à Ger, près Mortain, dans le département de la Manche ; ils sont faits d’argile pure et sans aucune glaçure. (…) On regarde ces pots comme plus imperméables qu’aucune autre sorte de grès. » Traité des arts céramique et des poteries considérés dans leur histoire, leur pratique et leur théorie. Alexandre BRONGNIART. 1844, T 2, p. 214 

« La Bretagne fournissait un très bon beurre à Paris. On le transportait dans des petits pots de terre grise, couvert d’un lit de sel blanc. » Louis LEGRIX 1871

Poids et contenance de poteries normandes. Daniel DUFOURNIER et Bruno FAJAL. Sentence du baillage de Mortain, 27 avril 1619 (pp. 154-155). Règlement interne des potiers de Ger, 1842. Règlement concernant le poids et la contenance de certains vases de grès (pp.155-156) dans Cahiers de Métrologie, tomes 14-15, 1996-1997, pp. 139-168.

Une mauvaise querelle des potiers de Ger contre les commissionnaires en beurre d’Isigny (1742-1743). Michel DELALONDE. dans Revue de l’Avranchin, N° 264, 1970, pp. 207-218.

Observations sur le conditionnement du beurre en Basse-Normandie (fin du Moyen Âge-XIXe siècle). Bruno Fajal. dans Manger et Boire en Normandie – Actes du XXXIIIe congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie, (Argentan 2-5 oct. 1997) - Annales de Normandie 1999, p.77-92

Une communauté de potiers normands au XVe au XIXe siècle, statuts et règlements du centre de Ger. Bruno FAJAL.
- Addition aux statuts des potiers de Ger (1493).
- Confirmation des statuts de la confrérie et communauté des potiers de Ger établis en 1520 (1558).
- Proposition de statuts déposée par les potiers de Ger (1742).
- Règlement de police des potiers de Ger (1842).
Dans Histoire et sociétés rurales, n° 10, La passion de l'histoire avant tout, 1998, p. 239-263.

Pots à beurre Noron

Pots à beurre de Noron.
Un « brut », l’autre glaçuré au sel.

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02 juillet 2013

Les tabatières en grès de Ger

                     

Une production du XIXe siècle, certainement la plus connue de Ger. 

 

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Secouettes, touines ou pétuniers de Ger.
diamètres compris entre 5,5 cm et 8 cm.
Certaines ont une glaçure au sel.
XIXe siècle.
Ces tabatières étaient fabriquées à l’aide de moules bivalves.

Petites bouteilles sphériques et plates (forme lenticulaire), pour garder le tabac à priser dans la poche.
Dans le « Glossaire du Patois du Bocage et du sud de la Normandie » de BUTET-HAMEL
« Touine : tabatière de bois aplatie, secouette. (Tinchebray). La touine (anciennement pétouine, tabatière) est ailleurs le nom du récipient à pétun. »

 

 

 

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Secouette décorée du Bessin ou de Jurques.
Diamètre 6,5 cm.
Fin XIXe début XXe siècle.


Scène champêtre représentant une femme servant à boire à des hommes.

 

 

 

 

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Tabatière de fantaisie aussi appelée pétunier trompeur.
Glaçure au sel.
Diamètre avec goulots 10 cm.
Datée 1898.

Tabatières ronde et plate à huit goulots ne possédant qu’une seule ouverture permettant de délivrer le tabac à priser. La trouver faisait l’objet de jeux dans les noces et banquets.
Inscription manuscrite, tracée au clou, sur les deux faces. 
Ger 98 (sur une face) / Albert Duval (sur l’autre face).

 

 

Pères Lacolique - DSC_9055

« Pères-la-Colique »
Hauteur 7,5 cm.
Glaçure au sel.
Ces secouettes étaient réalisées par moulage.
Deuxième moitié du XIXe siècle.

Tabatières anthropomorphes scatologiques dites « Pères-la-Coliques. » "Tabatières bonshommes" dans la catalogue commercial Augustin Véron, vendus 12 francs le cent.
 Les « Pères- » ou « Mères-la-Colique » sont de petits personnages assis, déculottés, qui délivrent le tabac à priser par un large orifice anal fermé par un bouchon.
Le Bessin a produit, également ces tabatières:
http://www.tabacollector.com/accessoires/conserver_transporter/secouette_scatologique/
On produisait également des tabatières zoomorphes (chiens, chats, cochons).

 

 

 

secouettes scatologiques Musée Ger

 

secouettes Ger 

Le Musée Régional de la Poterie à Ger possède de plusieurs modèles de tabatières anthropomorphes et zoomorphes.
Photos récupérées sur Internet.

 

 

 


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Ce flacon de 10 cm de diamètre pourrait être une tabatière de cheminée, ou bien, d’auberge ou de débit de boisson.
Glaçure au sel.
Début XXe siècle.

On trouvait, dans les auberges et les débits de boisson, des pétuniers de relativement grande taille à disposition des clients. J.J. BERTAUX et J.M. LEVESQUE, 1993.

 

 

Sources et références

De l’usuel à l’inutile. Poterie de Normandie XVIIe-XXe Siècles. Jean-Jacques BERTAUX et Jean-Marie LEVESQUE. édit. de l’Albaron, 1993, Musée de Normandie, Caen, 134p.

Ger et ses poteries. MAUGER. dans Annuaire de l’enseignement primaire de la Manche, T 9, 1905, pp. 208-220.

Aux marges du « Bessin potier »’, l’atelier de Jurques et ses productions de grès aux XIXe–XXe siècles. Philippe BERNOUIS et Bruno FAJAL,
in Des châteaux et des sources : Archéologie et histoire dans la Normandie médiévale. Mélanges en l’honneur d’Anne-Marie Flambard HÉRICHER, textes réunis par É. LALOU, B. LEPEUPLE et J.-L. ROCH, Rouen, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, pp. 87-102

 

 

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27 juin 2013

Un saloir en grès de Ger

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Normandie
Ger-Domfrontais
XVIIIe siècle
Grès

Domaine d’utilisation :

Réserve et cave

Désignation / dénomination :

Saloir

Dimensions / poids et contenance

H : 45 cm
Poids : 7,9 kg

Description

Présence de 2 « pommettes » pour la préhension du saloir.
La paroi de ce saloir est étonnamment mince.
Les bandes digitées rapportées sur la paroi sont là pour renforcer le pot.
 

Commentaires

Pot utilisé pour la salaison des viandes, essentiellement la viande porc.
Les pots-saloirs avaient une grande importance, la salaison ayant été pendant longtemps le seul moyen de conserver la nourriture, ce qui explique qu’ils aient été produits en quantité considérable.
Noron-la-Poterie a été, au XIXe siècle, le principal centre de production de saloirs en Normandie.
Ce saloir montre la très grande maîtrise des potiers de Ger à toutes les étapes de la fabrication.
 
J’ai retrouvé les tessons d’un saloir identique au 184 rue de Domfront à Flers.

A propos de la couleur grise des poteries de Ger

La couleur d’un « gris taupe foncé » des grès de Ger est liée à la présence de fer dans la l’argile et à une cuisson en atmosphère réductrice, et non à un enfumage en fin de cuisson qui aurait introduit du noir de fumée à la surface des pots.
« Cuisson réductrice : cuisson des pâtes céramiques dans un four dans lequel l’atmosphère est riche en monoxyde de carbone, ce qui est due à une combustion incomplète et fumeuse (atmosphère réductrice). Le carbone présent à pour effet de réduire les oxydes à leurs formes métalliques respectives, ce qui donne leur couleur sombre aux pâtes cuites (…) » Céramique. Vocabulaire technique. Nicole BLONDEL. Éditions du patrimoine, Centre des Monuments Nationaux, Paris, 2001, p 165.
 

Sources et références

Musée Régional de la Poterie à Ger qui possède plusieurs saloirs.

Les potiers de Juvigny et de la Chapelle-Moche aux environs du XVIIe siècle. Jean GRANDIN. VII – Poteries ordinaires et spécialités. dans Le Pays Bas-normand, N° 112, 1960, p. 135.

 

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Tessons de saloir Ger

Tessons de saloir trouvés au 184 rue de Domfront 61100 Flers.
On remarquera, la finesse de la paroi, la vitrification du tesson, la paroi interne du saloir plus grise que sa paroi externe qui a été léchée par les flammes.

 

 

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20 mai 2013

Un cor en terre cuite (grès) de Ger

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Normandie - Ger - Grès

XIXe siècle 

Domaine d’utilisation :

Vie des champs ; coutumes

Désignation / dénomination :

Cor / trompe d’appel et d’alerte

Dimensions / contenance L 35cm ; l 22cm ; Ø pavillon 11cm ; Ø embouchure 2,5

Description

Trompe formé d’un tuyau de terre évasé en pavillon et enroulé à un tour, l’embout attaché sous le pavillon par un anneau de terre.

Commentaires

Était utilisé pour appeler les travailleurs aux champs pour les repas. Servait également à appeler les cochons. Voir Claude ROGÈRE, les poteries de Martincamp, Rouen 1971, p.5.

Selon Paul CORDONNIER-DÉTRIE, 1937:
il fut utilisé pendant la Révolution contre les « brigands », « pour s’avertir les uns les autres en cas de danger ».
On s’en servit contre les loups jusque vers 1880 ». (le dernier loup en Normandie fut abattu en forêt d’Écouves dans l’orne en 1882)
« Les jeunes conscrits et tous ceux qui ont besoins de faire du bruit dans les fêtes et réjouissances publiques l’utilisèrent. »
« A la foire de la Madeleine à Mayenne, vers 1880-1890, on vendait des cors à tous les gamins, adolescents et gars de ferme qui rentraient chez eux en faisant un vacarme épouvantable. »

Il pouvait également se faire entendre à l’occasion de fêtes ou rites sociaux comme le Charivari. Voir Jules LECOEUR, 1884. Esquisses du bocage Normand. Tome II pp. 326-328.

Le son portait à plusieurs kilomètres

Il en existe de 3 types, à ma connaissance, en fonction de l’attache du tuyau au pavillon. Ils ont une ou 2 bandes d’argile appliquées pour fixer le tuyau au pavillon. - 1 seule bande (c’est le cas de celui-ci) - 2 bandes parallèles (exemplaire collection Ernest GRANDE à Passais-la-Conception) - 2 bandes qui se croisent (exemplaire de Landisacq)

L’usage du cor était très populaire au XIXe siècle, mais du fait de sa faible valeur, on y prit peu d’attention et ils sont devenus très rares de nos jours.

Excellent état, très forte sonorité..

Acheté à un antiquaire à Flers en 1987.

Sources et références

Glossaire du Patois du Bocage et du sud de la Normandie de BUTET-HAMEL  dans Revue de l’Avranchin, 1925, tome 21 p. 199. Côner : v., souffler dans une corne pour la faire résonner comme une trompette.. – La bourgeouaîse a cosné pour qu’on z’aille faire dix heures (le plus important des nombreux repas du bocage)

Enquête sur la poterie en Basse-Normandie. Marthe MORICET. Musée de Normandie, 1949-1951. Journal de route du Laboratoire d’ethnographie régionale, pp. 81-87 et p. 96, (enquête ventilée par fiche au Musée de Normandie).
Trompe (Landisacq).
En forme de cor de chasse au pavillon légèrement aplati en ovale. Le petit tuyau qui se termine par l’embouchure est fixé sur le grand cornet du pavillon à l’aide de deux croisillons ornés de petits cercles estampés d’environ un centimètre de diamètre juxtaposés et portant quatre triangles disposés en croix.

Un cor en terre cuite. Paul CORDONNIER-DÉTRIE in Revue historique et archéologique du Maine, XCIII (1937) p. 173-178

La « huée au loup ». dans Jules LECOEUR, 1884. Esquisses du Bocage Normand. Tome II pp. 152-153.

De l’usuel à l’inutile. Poterie de Normandie XVIIe-XXe Siècles. Jean-Jacques BERTAUX et Jean-Marie LEVESQUE. édit. de l’Albaron, 1993, Musée de Normandie, Caen. Pièce 72B, photo et descriptif p. 29 et 106. (possiblement de Ger)

Les instruments à vent en terre cuite du XVIIIe siècle trouvés au Mont Saint-Michel (Manche). Claude JIGAN. In Revue archéologique de l'ouest, tome 7, 1990. pp. 131-136.

 

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18 mai 2013

Une poterie emblématique de Ger : Le pot à beure vingtain.

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Ger - Grès -  Milieu XIXe

Domaine d’uutilisation :

Réserves et cave / production laitière / transport et commercialisation

Désignation / dénomination :

Pot à beurre

Appellation locale

Pot breton ou vingtain

Matériaux / techniques

Terre cuite Tournage

Dimensions / poids et contenance

H : 40 cm

Poids : 5,3 kg

Description

Pot ovoïdal, rebord aplati, avec une anse.

Marque FT sous le col

Commentaires

Pot destiné au conditionnement et au transport du beurre. Pots exportés à l’Époque Moderne dans toute le France de l’ouest et du Nord-Ouest. Ces pots étaient exportés en grosse quantité en Bretagne.

« Les intérêts de la papeterie se lient assez intimement à ceux d’un autre genre d’industrie, la poterie de grès, existant dans la commune de Ger et qui occupe et fait vivre une partie de ses habitants. C’est principalement dans le Maine et la Bretagne que sont transportés les produits de ces fabriques, par des voitures qui rapportent à leur retour et à moindre frais, une partie du chiffon employé dans les papeteries. » (LE MAISTRE, 1836)

« Ger. Fabrique de poterie : 17 établissements : 150 ouvriers, qui font annuellement 11000 sommes de pots, dont la plus grande partie se vend dans les départements voisins ». Annuaire de la Manche, 1829, pp. 48-49

A Ger l’unité de compte pour la fabrication et la vente des poteries est la « somme ».Cette « somme » correspond à l’ensemble de pots façonnés avec une « somme » d’argile, unité de poids  représentant 6 mottes d’argiles d’environ 20 à 25 kg, telles qu’elle étaient encore extraites de la carrière pour les potiers de Ger au début du XXe siècle et dont on peut repérer les traces d’enlèvement à la houe sur la carte postale «Carrières de terre glaise pour la fabrication de la poterie de Ger.- Exploitée par Jules Roussel, à Saint-Gilles-des-Marais (Orne). Ouvriers au travail. »
La somme d’argile était évaluée à 120/150 kg au début du XXe siècle (MAUGER, 1905, 212-213)

La terminologie des pots à beurre de Ger est liée au poids des pots, plus précisément à la quantité d’argile utilisée pour leur fabrication. Cette terminologie, telle que « pot à beurre vingtain » évoque la fraction de « somme » employée pour sa fabrication. Cette terminologie est utilisée depuis, au moins, le XVIIe siècle pour désigner certains grès du Domfrontais : « dizain », « seizain », « vingtain », « trentain », « quarantain ». Dans une somme d’argile on façonnait seize seizains, vingt vingtains, etc.

On observe dans le catalogue Véron que la série des pots à beurre est la seule à n’être définie que par le nom de ses produits (chicandiaux, quarantains, trentains, et vingtains) sans aucune autre indication de contenance. Le poids des pots à beurre primait sur leur contenance qui pouvait être variable.

Dans la sentence du 27 avril 1619, le lieutenant de bailli de Mortain oblige les potiers à mettre sur leurs pots une marque personnelle, pour que ceux qui s’accordant avec les commissionnaires en beurre pour fabriquer des pots trop lourds, soient retrouvés et sanctionnés par les gardes du métier (FAJAL, 1998)

Règlement de police des potiers de Ger en date de 1842. « L’an mil huit cent quarante deux le_________ Les Maîtres fabricants de poteries et les ouvriers potiers, soussignés, réunis à la mairie de Ger, considérant que le poids des pots connus sous le nom de pots bretons ou vingtains communs étant devenu exorbitant depuis plusieurs années, doit nécessairement diminuer et même anéantir la vente de cette importante espèce de poterie, et que déjà les autorités du département d’Ille-et-Vilaine veulent en prohiber la vente, ont d’un commun accord adopté le règlement suivant, qui aura désormais force de loi. Art. Ier. Les pots vingtains communs, au moment où ils seront confectionnés, ne pourront peser plus de sept kilogrammes et demi, de manière qu’étant cuits ils aient un poids de cinq kilogrammes, et une contenance moyenne de __ litres. Les pots trentains communs, au moment où ils seront confectionnés, ne pourront peser plus de cinq kilogrammes, de manière qu’étant cuits ils aient un poids de trois kilogrammes à trois kilogrammes et demi, et une contenance moyenne de __ litres (…) Art. 2. Chaque Maître-fabricant sera tenu d’avoir une étampe particulière et de la faire apposer sur toutes les marchandises ci-dessus dénommées. Les ouvriers de leur côté seront tenus de faire gratuitement cette apposition pendant qu’ils seront sur le terrain et que les vases seront en état de les recevoir. » (…) Le maire de Ger ou son représentant pouvait ainsi identifier le potier ayant fabriquer le dit pot.

La marque sous le col et à proximité de l’anse sont les lettres initiales des nom et prénom du potier François THÉOT.

Sources et références

Poterie de Grès et Poterie Jaune. Briqueterie. Ancienne Maison Jacques VERON. Augustin VERON fils successeurs. Usines à Ger et à Brouains. Catalogue illustré de la fabrication d’un potier du XIXe siècle (dessin, nom, prix). Slnd, 1880.

Poids et contenance de poteries normandes. Daniel DUFOURNIER et Bruno FAJAL. Sentence du baillage de Mortain, 27 avril 1619 (pp. 154-155). Règlement interne des potiers de Ger, 1842. Règlement concernant le poids et la contenance de certains vases de grès (pp.155-156) dans Cahiers de Métrologie, tomes 14-15, 1996-1997, pp. 139-168.

Une mauvaise querelle des potiers de Ger contre les commissionnaires en beurre d’Isigny (1742-1743). Michel DELALONDE. dans Revue de l’Avranchin, N° 264, 1970, pp. 207-218.

Observations sur le conditionnement du beurre en Basse-Normandie (fin du Moyen Âge-XIXe siècle). Bruno Fajal. dans Manger et Boire en Normandie – Actes du XXXIIIe congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie, (Argentan 2-5 oct. 1997) - Annales de Normandie 1999, p.77-92

Le centre potier de Ger (Manche) au XVIIIe siècle : contribution à la définition d'une industrie rurale. Bruno FAJAL. dans Le monde rural en Normandie.– Actes du XXXIIe congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie, (Gisors 2-5 oct. 1997). Annales de Normandie 1998, pp. 363-376.

Une communauté de potiers normands au XVe au XIXe siècle, statuts et règlements du centre de Ger. Bruno FAJAL.
- Addition aux statuts des potiers de Ger (1493).
- Confirmation des statuts de la confrérie et communauté des potiers de Ger établis en 1520 (1558).
- Proposition de statuts déposée par les potiers de Ger (1742).
- Règlement de police des potiers de Ger (1842).
Dans Histoire et sociétés rurales, n° 10, La passion de l'histoire avant tout, 1998, p. 239-263.

 

 

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09 avril 2013

Poterie de Ger : documents introuvables

POTERIE DE GER

 

Vous trouverez ci-dessous 2 documents anciens et rares sur la poterie de Ger :

 

Poterie de Grès et Poterie Jaune. Briqueterie. Ancienne Maison Jacques VERON. Augustin VERON fils successeurs. Usines à Ger et à Brouains.
Catalogue illustré de la fabrication d’un potier du XIXe siècle (dessin, nom, prix). Slnd, 1880.

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Ger et ses poteries. MAUGER.
dans Annuaire de l’enseignement primaire de la Manche, T 9, 1905, pp. 208-220.

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N'hésitez pas à me contacter pour toute question sur le centre potier de Ger!


christianhuet74@neuf.fr

 

 

 

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16 juillet 2012

Technologie céramique : techniques (ébauche)

TECHNIQUES

1. FAÇONNAGE

Opération ayant pour but de donner une forme à une pâte de poterie.

1.1. Modelage

Technique entièrement manuelle consistant soit à traiter une motte de pâte, soit à assembler des portions de pâte.

1.1.1. Modelage à la boule ou montage à la motte

On creuse et on modèle peu à peu une motte de pâte pour lui donner la forme désirée.

1.1.2. Montage au colombin

1.1.3. Montage à la plaque

1.1.4. Montage à la bande

1.1.5. Montage au panier ou à la corde

Le livre du potier. Bernard LEACH. Édit. Dessain et Tolra. 1973 .P.95.

Poteries populaires en France. Marc PILLET 1982. pp.91-92.

1.1.6. Lissage

Après montage la poterie est lisée afin de supprimer la porosité de la terre et la rendre imperméable.

1.2. Moulage

1.2.1. Moulage par estampage

Application de pâte céramique (sous forme de boulettes ou de plaques) dans un moule en la pressant fortement pour qu’elle en épouse bien les contours. Le démoulage s’opére après séchage et rétractation de la pâte.

1.2.2. Moulage par coulage

Technique de fabrication par coulage de pâte céramique fluide (pâte de coulage) dans un moule en plâtre (moule de coulage).

1.3. Tournage

Procédé de façonnage par lequel la forme est donnée à partir d’une motte de pâte par la force centrifuge développée par un mouvement circulaire rapide.

1.3.1. Le matériel de tournage

Estèques. Outils de bois ou de métal, pour galber et lisser la pièce en cours de tournage.

Compas. Instruments servant à tracer des cercles, mais aussi à contrôler les côtes intérieurs et extérieurs des pièces, l’ajustage des couvercles.

Fil à couper. Outil servant à diviser la motte d’argile et à séparer les pièces du tour.

Poinçons. Outils servant à marquer, strier ou lier les jointures des pièces.

Mirettes coupantes. Outils permettant de retirer l’argile en trop.

Mèche. Outil employé pour perforer les parois des objets.

Tournassins. Instruments coupants servant à tournasser les pièces ébauchées au tour.

Rondeaux. Plateaux de différents diamètres, fixés sur la girelle, permettent d’enlever les pièces fragiles sans les déformer.

1.3.2. Les tours

Le livre du potier. Bernard LEACH. Édit. Dessain et Tolra. 1974. pp.98-107.

1.3.3. Le tour à bâton

Industrie potière dans le département du Calvados : Essai sur la poterie de Noron. M. MORIERE. dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, 13e année 1847. pp.531-532. et pl..

1.3.4. Le tour à pied

1.3.5. Le tour mécanique

1.3.6. La technique du tournage

Industrie potière dans le département du Calvados : Essai sur la poterie de Noron. M. MORIERE. dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, 13e année 1847. pp.531-533.

1.3.7. Le tournassage

Affinage et lissage des courbes et de la surface des pièces au tour à l’aide d’outils appropriés (tournassins, mirettes coupantes...) quand elles ont la consistance du cuir. Permet de parachever les détails de forme qui ne peuvent être obtenus à la main lors du tournage.

C’est en tournassant que l’on forme les moulures saillantes, les filets, les gorges, etc..

Industrie potière dans le département du Calvados : Essai sur la poterie de Noron. M. MORIERE. dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, 13e année 1847. pp.535-536

1.4. Moulage par tournage - Calibrage

Façonnage mixte entre le travail au tour et le moulage, où l’une des faces est obtenue par application de la matière dans le moule fixé sur la girelle tandis que l’autre face est profilée à la main. Le moule monocoque, fixé sur la girelle, reçoit la balle de pâte que le potier monte à l’intérieur du moule par pression des deux mains. L’ensemble moule-poterie sera posé sur une planche pour séchage ; le démoulage s’effectuera après rétractation de la pâte. Dans les grands ateliers on put faire appel à des calibreuses épousant le profil interne du vase pour tourner la pâte dans les moules.

Technique utilisée pour exécuter les vases de type Médicis.

1.5. Mariage des techniques

2. ÉVIDEMENT, AJOURAGE, PERFORATION, DÉCOUPE

2.1. Évidement

Technique consistant à creuser une pièce pour en retirer l’excédent de matière alors que celle-ci est encore molle (n’a pas encore atteint la consistance du cuir). L’enlèvement de matière à l’intérieur d’une pièce crée un vide interne et facilite le séchage

2.2. Ajourage

Enlèvement de matière dans tout l’épaisseur de la pièce au travers de laquelle on voit le jour.

2.3. Perforation

Technique consistant à trouer une pièce de part en part par enfoncement de matière et sans enlèvement notable de la matière déplacée. En opposition à la technique d’ajourage où la matière occupant le trou est totalement enlevée à l’aide d’un instrument coupant.

Ajourage et perforation : deux techniques couramment employées pour la confection de filtres, faisselles, crépines...

2.4. Découpe

Enlèvement de matière par cisaillement selon un contour linéaire plus ou moins complexe.

3. LES AJOUTS

On est obligé de faire séparément le corps de la pièce, le bec, les anses, les pieds, etc., et de réunir ensuite toutes les pièces accessoires (garnitures) à la pièce principale, par un véritable collage. Toutes les pièces ne sont assemblées qu’à partir du moment où elles ont atteint la consistance du cuir (toutes les pièces doivent être  dans le même état de dessiccation). Le collage s’effectue à la barbotine. Le guillochage des surfaces de contact avant de les enduire de barbotine améliore le collage.

3.1. Les éléments de préhension

3.2. Les becs et les goulots

4. TRAITEMENT DÉCORATIF - TECHNIQUES DE DÉCOR

4.1. TECHNIQUES DÉCORATIVES A L’ENGOBE

Les terres d’engobe colorées au moyen de fer (brun-jaune), de cobalt (bleu), de manganèse (brun-noir), de cuivre (vert) sont utilisées pour exécuter les décors sur fond d’engobes unis, clairs ou foncés. La couche d’engobe est travaillée après séchage

La pièce décorée sèche de nouveau avant d’être immergée totalement ou arrosée avec la solution d’alquifoux. Après séchage, elle est couverte totalement d’une pellicule poudreuse qui cache décor et engobe. La cuisson va lui donner dureté et transparence.

4.1.1. Décor à la traînée

Le potier utilise des engobes colorés qui sont posés sur l’engobe de fond au moyen d’un récipient en terre (le barolet). Ce petit récipient, tenu dans la main, est pourvu d’un écoulement fait le plus souvent avec un tube en plume. L’utilisation du barolet, en raison de l’écoulement rapide du liquide, implique une grande sûreté d’exécution (cependant, le débit de l’engobe pouvait être éventuellement contrôlé avec le pouce sur l’orifice supérieur qui n’est en fait qu’un trou de remplissage). On a pu parler à ce sujet de décor « technologique » tant, dans certains cas, l’outil commandait au potier un type de motif et en lui interdisait d’autres.

Plus souvent aujourd’hui, on utilise des poires en caoutchouc. L’utilisation actuelle des poires laisse une plus grande liberté au réalisateur.

Les engobes doivent être plus épais pour la traînée que pour l’immersion.

4.1.2. Décor au clou

Le contour du motif décoratif est gravé à l’aide d’une pointe (grattage de la couche d’engobe). L’intérieur du contour est ensuite rempli d’engobe (ou de vernis coloré). Cela évite les coulées au moment de la fusion.

4.1.3. Décor à coulure

Revêtement décoratif  et (ou) fonctionnel qui, lors de son application ou de sa cuisson, s’est répandu sous forme de coulée sans décor précis et sans régularité. (Concerne autant l’engobe que la glaçure).

4.1.4. Décor à coulure dirigé

Revêtement décoratif où les coulures sont disposées régulièrement ou ont été, par manipulation du support, orientées dans des directions variées en vue d’obtenir un effet intentionnel.

4.1.5. Décor à coulure-peigné

Revêtement décoratif utilisé principalement sur le marli des plats et des assiettes. Les coulures (ou parfois les touches de pinceau) sont alors orientés selon des lignes régulières à l’aide d’une série de pinceaux reliés ensemble. Parfois ce décor est effectué à l’aide d’un seul pinceau, par touches successives.

1.4.1.6. Décor Jaspé-marbré

Disposition de divers revêtements ou de leurs colorants, permettant d’obtenir des marbrures de diverses couleurs, imitant les jeux colorés des marbres et de certaines pierres fines (emploi d’un barolet à plusieurs compartiments). .

4.1.7. Décor moucheté

Application (parfois par éclaboussures volontaire) de divers revêtements par juxtaposition d’une multitude de points ou de tâches de petites dimensions, sans recherche d’une organisation graphique de ce décor ponctuel, comprend aussi peint à l’éponge.

4.1.8. Décor ponctuel

Application de revêtement par points organisés de façon graphique ou symétrique.

4.1.9. Décor taché

Application d’un revêtement par plages irrégulières, sans recherche d’organisation graphique de l’ensemble des taches

4.1.10. Décor peint au pochoir

Décoration effectuée à l’aide d’un blaireau à poils durs (ou d’une éponge) et d’un cache.

Cette technique permet de bien cerner les contours d’un dessin grâce au cache (feuille de papier, de carton ou de métal) préalablement ajouré selon ce même contour.

4.1.11. Décor engobe simple

Enrobé, en tout ou partie, de terre diluée semblable ou différente de la terre composant la pâte céramique, servant à améliorer la surface de la pièce. Cette application, faite avant cuisson peut ne présenter aucune épaisseur visible à l’oeil nu.

4.1.12. Décor engobe double

Deux engobes sont superposés afin d’obtenir par grattage partiel des effets décoratifs.

4.2. DÉCORS A PIÈCES APPLIQUÉES

Application, sur le cru, avec de la barbotine, de pièces de formes diverses : mascarons moulés, boutons (formes de sections plus ou moins circulaire de volume hémisphérique ou pyramidal avec un étirement plus ou moins prononcé au sommet), pastilles (formes rondes de section aplatie), colombins, bandes de pâtes... Toutes les pièces ne sont assemblées qu’à partir du moment où elles ont atteint la consistance du cuir.

Ces ornements peuvent être digitées, entaillés, peignés, estampés, moletés, tordus, torsadés... Ils peuvent être façonnés dans une autre terre que la pièce (terre blanche, kaolin), afin d’en augmenter l’effet décoratif.

Les bandes appliquées, en plus de leur fonction décorative, servent à renforcer les pièces.

Les anses ou prises (boutons) peuvent être traités comme des éléments décoratifs.

Les décors à pièces appliquées comprennent, donc, les décors à boutons, les décors pastillés, les décors dit filés-rubanés (apport d’éléments longilignes, de sections soit circulaires, soit quadrangulaires, soit triangulaires, servant à décorer ou à renforcer une pièce).

4.3. DÉCORS GRAVÉS

Les décors gravés (ou incisés) sont réalisés lors du tournassage alors que la pièce est dite « verte » (ayant la consistance du cuir).

C’est en tournassant que l’on forme les moulures saillantes, les filets, les gorges,  etc..

4.3.1. Décor gravé

Enlèvement de matière, dans un but décoratif ou graphique, selon un contour linéaire.

4.3.2. Décor gravé-peigne ou décor peigné

Décor gravé avec un ensemble de pointes appliquées comme sur un peigne, laissant une juxtaposition de sillons exactement parallèles avec variation de l’écartement dans le tracé des courbes.

4.3.3. Décor gravé-pointe-sèche

Décor gravé par éraflure de la surface avec un outil pointu non tranchant.

4.4. DÉCORS ESTAMPÉS

Décors façonnés par enfoncement de la matière sur une seule face, soit manuellement (doigt ou ongle) soit à l’aide de matrice ou de mollette.

On estampe sitôt que le pot est ferme au toucher.

4.4.1. Décor estampé-matrice

Décor obtenu à l’aide d’un sceau ou d’une matrice.

4.4.2. Décor estampé-molette

Décor obtenu par pression de poinçons répartis sur le pourtour d’un disque ou d’un cylindre. peut se reconnaître par la répétition cyclique du décor et de certains défauts accidentels. Motifs répétés ou liés sur le corps de la pièce, les bords en saillie ou sur les colombins d’argile appliqués. Cette décoration s’effectue souvent le pot sur le tour.

4.4.3. Décor estampé-ongle

Décor obtenu par pression de l’ongle. le décor est en creux et curviligne

4.4.4. Décor estampé-pouce

Décor obtenu par pression d’un ou plusieurs doigts.

4.4.5. Décor estampé-incrusté

Les empreintes obtenues par estampage direct dans la paroi du pot sont utilisées comme bases pour l’incrustation. on badigeonne bien les creux d’un engobe épais de couleur différente de celle du tesson et on laisse sécher jusqu’à ce qu’il prenne la même consistance que la paroi, puis on ébarbe (avec un rasoir ou une lame) pour obtenir un dessin net et plat. A l’engobe d’incrustation, il faut ajouter un matériau non plastique (kaolin, quartz, chamotte) afin de pallier un rétrécissement inégal.

4.4.6. Décor filet-creux

Décor obtenu au cours du façonnage par enfoncement de matière selon un tracé linéaire rectiligne.

4.4.7. Décor filet-relief

Décor obtenu par enfoncement ou déformation de matière de chaque côté d’un tracé linéaire et rectiligne qui de cette manière apparaît en relief.

4.4.8. Décor cannelure

4.4.9. Décor pointillé

Décor obtenu par enfoncement de matière par attaque ponctuelle au moyen d’un instrument perforant, mais sans ajourage du matériau.

4.5. DÉCORS AU PINCEAU

Voir Le livre du potier. Bernard LEACH. Édit. Dessain et Tolra. 1974. pp.151-158.

5. LES GLAÇURES

5.1. LES COMPOSANTS DES GLAÇURES

5.2. LES OXYDES COLORANTS

5.3. TYPES DE GLAÇURES

5.3.1. Glaçures au laitier

5.3.2. Glaçures à la cendre

5.3.3. Glaçures au sel. Salage

5.3.4. Glaçures à l’étain

5.3.5. Glaçures au plomb

5.3.6. Glaçures alcalines

5.3.7. Glaçures feldspathiques

5.3.8. Coups de feu

5.4. APPLICATION DES GLAÇURES

5.4.1. Émaillage par trempage ou immersion

5.4.2. Émaillage par aspersion

5.4.3. Émaillage par pulvérisation

5.4.4. Émaillage par volatilisation

5.4.5. Émaillage au pinceau

5.5. LES TRESSAILLURES

5.6. CLASSIFICATION PHYSIQUE DES GLACURES

Système descriptif des objets domestiques français. Édition des musées nationaux 1977. Lexique technique.

5.6.1. Émaillé glaçuré

5.6.2. Émaillé glaçuré-argileux

5.6.3. Émaillé glaçuré-mixte

5.6.4. Émaillé glaçuré-opaque

5.6.5. Émaillé glaçuré-opaque-sombre

5.6.6. Émaillé glaçuré-transparant

6. LE SÉCHAGE

7. LES FOURS

7.1. L’ENFOURNEMENT

7.2. TYPES DE FOURS

7.2.1. Four tunnel

7.3. TECHNIQUES DE CUISSON

7.3.1. Cuisson au feu de bois

7.4. CUISSON DES PIÈCES

7.5. ATMOSPHÈRE DE CUISSON

7.5.1. Atmosphère oxydante

7.5.2. Atmosphère réductrice

7.5.3. Atmosphère neutre

7.6. COULEUR DES PIÈCES ET CUISSON

7.7. LES ACCIDENTS DE CUISSON

7.8. REFROIDISSEMENT DU FOUR

7.9. DÉFOURNEMENT

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Technologie céramique. matières et techniques : pâtes et produits céramiques

 TECHNOLOGIE CÉRAMIQUE MATIÈRES ET TECHNIQUES

1. PÂTES CÉRAMIQUES

Pâte : Matériau constituant une poterie. La pâte préparée par pétrissage avec de l’eau est destinée à être façonnée à l’état plastique et fixée par la cuisson. L’élément de base est toujours une argile et peut comprendre une proportion variable d’éléments non plastiques.

1.1. ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DES PÂTES CÉRAMIQUES 

 

1.1.1. MATIÈRES PLASTIQUES

1.1.1.1. Plasticité d’une pâte.

Capacité que possède une pâte d’être mise en forme en restant homogène et de conserver sa forme après modelage.

Les argiles sont constituées de particules dont la finesse va déterminer la plasticité de la pâte. Plus les argiles sont fines plus elles sont grasses.

Plus une argile est plastique, plus elle peut absorber d’eau et augmenter de volume. Si la quantité d’eau qu’elle renferme est excessive, ses particules manquent d’adhérence. Elle devient alors visqueuse, molle et sa plasticité diminue. Dans ce cas, il faut attendre qu’elle se dessèche un peu avant de pouvoir la travailler.

Une pâte trop plastique se dessèche difficilement et inégalement. Une pièce produite avec une telle pâte subirait par la dessiccation puis par la cuisson, un retrait exagéré, provoquant une forte déformation, voire même des fissurations.

Quand une pâte céramique est trop plastique (grasse), il faut la dégraisser.

Les argiles très plastiques (grasses) donnent «  les pâtes longues « , celles qui ont peu de plasticité (maigres) donnent « les pâtes courtes ».

Le pétrissage de la pâte ainsi que son pourrissage améliore sa plasticité.

1.1.1.2. Argiles.

Terme général pour désigner des terres imperméables et plastiques propres à la céramique.

L’argile résulte de la décomposition de différentes roches ; dans ses éléments principaux, c’est un silicate d’alumine hydraté composé d’alumine (oxyde d’alumine), de silice (oxyde de silice) et d’eau. Le minéral de base de l’argile est la kaolinite, dont la formule chimique est : AL2O3. 2SiO2. 2H2O.

1.1.1.3. Argiles vitrifiables.

Elles contiennent pratiquement toutes, en proportions variables, de l’oxyde de fer. Très peu cuisent blanc. Leur vitrification se produit entre 1200 et 1300°C.

1.1.1.4. Argiles réfractaires.

Argiles qui ne présentent pas de trace de fusion lorsqu’on les soumet à une température de 1600°C : Les kaolins, les argiles réfractaires alumineuses ou siliceuses suivant leurs compositions.

1.1.1.5. Argiles fusibles.

Leur fusibilité provient d’une forte proportion de carbonate de chaux et d’oxyde de fer. Elles fondent le plus souvent en dessous de 1200°C. Suivant la proportion de leurs composants, elles sont siliceuses (briques), ferrugineuses ou calcaires (poteries de terre cuite, faïence commune).

 

1.1.2. DÉGRAISSANTS

Matériaux de plasticité faible ou nulle qui, ajoutés à une argile ou pâte céramique trop plastique (grasse) en facilitent le séchage sans gauchissement et en diminuent le retrait. Certaines argiles contiennent à l’état naturel des éléments non plastiques qui rendent inutile l’opération de dégraissage.

Éléments pouvant être utilisés comme dégraissants : Quartz, sable, silex broyé, fragments de coquilles, fragments de végétaux, chamotte, feldspath...

 

1.1.3. FONDANTS

Matières fusibles à basse température qui se combinent aux composés siliceux et abaissent le point de fusion d’une pâte céramique (carbonate de calcium, dolomite, talc...).

 

RETRAIT

Diminution de volume (contraction ou rétrécissement) au séchage ou à la cuisson.

Une argile en contact avec de l’eau se ramollit et augmente de volume en absorbant peu à peu le liquide. Par contre, une argile humide perd une partie de son eau au contact de l’air, ce qui s’accompagne d’une diminution de volume appelée retrait.

Ce retrait s’explique par le fait que l’évaporation de l’eau entraîne le rapprochement des particules de l’argile. Ainsi, plus une argile peut absorber d’eau, plus son retrait est important. Celui-ci est donc plus sensible avec les argiles très plastiques qui peuvent absorber beaucoup d’eau.

Les argiles à particules fines ont aussi un retrait plus important. Le retrait est donc en fonction du volume d’eau qui sépare les particules, et de leur taille.

L’introduction dans la pâte céramique de dégraissants en facilite le séchage. En effet comme ils absorbent moins d’eau, ils sèchent plus vite.

Le séchage s’effectue par capillarité : à mesure que l’eau sèche en surface, celle qui est en profondeur remonte et s’évapore à son tour.

Une pièce séchée à température ambiante ne peut être considérée comme entièrement déshydratée qu’après un passage au four avec montée progressive de la température jusqu’à 100°C (disparition de l’eau de la structure physique de l’argile). L’eau de constitution, qui entre dans sa composition chimique, ne disparaît qu’aux environs de 550°C. Une forte dilatation suivie d’un retrait, apparaît alors. Un changement irréversible se produit dans la structure chimique de l’argile, qui devient dure et compacte.

Ainsi, l’argile connaît d’abord un retrait au séchage, puis à la cuisson.

 

PRÉPARATION DE LA PÂTE

Tout le travail de préparation de la pâte a pour objet d’obtenir la plus grande homogénéité de composition et de densité dans les masses, afin que le retrait par dessiccation, puis par la cuisson, se fasse le plus également possible, dans toutes les parties de chaque pièce.

Les principaux modes préparatoires sont :

 

LA MÉTHODE PÂTEUSE

  • ·       La terre issue de la carrière est stockée à proximité des ateliers où dans certains cas on la laisse passer l’hiver. Elle y subit un pourrissement qui facilite le processus de dégradation de la matière.
  • ·       Le séchage des mottes de glaise : au moment de la préparation, une certaine quantité est mise à sécher. Les mottes importantes ainsi formées sont retournées pour obtenir un séchage régulier.
  • ·       Le concassage et le broyage (au fléau, pilon, meule tirée par un cheval, broyeur...).
  • ·       La terre est humidifiée et retournée plusieurs fois.
  • ·       Un premier tri manuel est effectué pour éliminer les éléments étrangers majeurs.
  • ·       Le marchage : pétrissage de la terre avec les pieds. Ce travail se fait parfois pieds nus, ce qui permet à l’ouvrier d’éliminer à nouveau les petits cailloux, les racines, etc... Pour les terres à grès, le marchage est le premier stade de la préparation (après humidification si cela est nécessaire) des argiles venant de la carrière. Le mélange à une autre argile, l’adjonction de sable ou d’une autre terre au pouvoir dégraissant (si cela est nécessaire) est effectué pendant cette phase.
  • ·       Le pourrissage : la terre peut alors être stockée en cave (ou dans des cuves creusées en terre et appelées terriers) dans un état constant d’humidité. On laisse pourrir la pâte huit jours à un mois. Le pourrissage améliore la plasticité des pâtes.
  • ·       Le coupage : la pâte est ensuite transportée sur une table épaisse, où on la coupe en tranches très minces, afin de faire disparaître les noeuds que la pâte pourrait contenir.
  • ·       Le battage : ensuite on la réunit en petite masse que l’on jette fortement sur la table.
  • ·       La pâte doit alors être « voguée », pour en ôter tous les petits graviers qui pourraient encore s’y rencontrer. Pour cela on ramasse une motte assez grosse, et, en passant la paume de la main sur cette motte, on en emporte une couche assez mince ; S’il s’y trouve quelques corps étrangers, on les détache et les rejette. Quand on a ainsi obtenu des masses d’un à deux kilogrammes on passe à l’étape suivante.
  • ·       Le pétrissage : on pétrit et roule la pâte avec les mains en lui donnant la forme d’un cylindre, puis dans un mouvement de torsion on la déchire en deux morceaux, et, tenant un morceau dans chaque main on les projette violemment l’un contre l’autre pour les amalgamer. Puis on recommence à pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène. On répète cette opération autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que l’on n’aperçoive plus d’air dans la pâte sectionnée (environ 30 à 40 fois). Le battage et le pétrissage chassent l’air en resserrant la pâte.
  • ·       Mise en mottes (dites « ballons ») plus ou moins grosses suivant les pièces à façonner et recouvertes de sacs mouillés en attendant l’emploi.

Une argile doit être malaxée longuement pour en éliminer les bulles d’air et la rendre homogène. Les bulles d’air peuvent entraîner l’éclatement de la pièce à la cuisson. Un mauvais pétrissage peut aussi entraîner des déformations en cours de séchage.

 

LA MÉTHODE LIQUIDE (LAVAGE DE LA TERRE)

  • ·       Le délayage dans un bac maçonné, appelé « gâchoir », pour environ moitié d’argile sèche ou humide et moitié eau. Le brassage se fait soit mécaniquement (au moyen de herses ou palettes fixées à un arbre vertical tournant dans une cuve circulaire), soit manuellement (avec de gros râteaux à longs manches ou de longues perches en bois terminées par des palettes.
  • ·       Le mélange de plusieurs terres, quand cela est nécessaire, est directement réalisé dans le gâchoir.
  • ·       Le tamisage. Quand on a obtenu une boue d’argile épaisse, on ouvre un orifice à la base du gâchoir. A la sortie du gâchoir, on interpose un tamis (de nos jours un tamis vibrant mécanique). L’usage du tamis manuel impliquait un épuisant mouvement de va-et-vient et nécessitait de temps à autre une interruption de l’arrivée du liquide pour enlever les impuretés qui colmatait la toile.
  • ·       Le décantage. La boue est canalisée vers des bassins situés en contrebas pour y être décantée. Les bassins ou fosses sont de taille variable et leur profondeur va de 60 cm à 1 m. Le sol est souvent réalisé par des dalles de terre cuite ou des galets. Avant le remplissage, ce sol est couvert de cendres ou de sable tamisé finement afin de faciliter le décollement ultérieur des blocks d’argile. La fosse emplie de ce mélange de boue, les particules vont lentement se déposer sur le fond avec une épaisseur variable allant de 20 à 40 cm. A ce stade, on évacue l’eau de surface au moyen d’une fente ou d’une ouverture pratiquée dans le haut de la murette du bassin.
  • ·       C’est par évaporation que se fait le raffermissement de la pâte. Devenue suffisamment ferme, l’argile est divisée en carrés de 20 à 30 cm de côté au moyen d’un râteau pourvu de deux ou trois dents ou d’une lame. Le retrait dû à la dessiccation isole les pains d’argile les uns des autres, les rendant manipulables. Une autre technique, surtout employée dans des régions peu ensoleillées, consiste à terminer le raffermissement de l’argile dans des « coques » en plâtre qui, par capillarité, absorbent l’eau excédentaire.
  • ·       La terre « venue bonne » est alors entrée en cave pour le pourrissage (ou vieillissement). Elle y était stockée pendant plusieurs mois.
  • ·       Elle est ensuite passée au malaxeur (ou pétrie) et (ou) battue avant utilisation.

 

PRÉPARATION ET UTILISATION DE LA BARBOTINE

Barbotine : argile ou pâte céramique sèche, broyée et délayée à l’eau pour former une bouillie de consistance crémeuse utilisée pour le collage de divers éléments avant cuisson. Sert également à Humidifier les mains lors du tournage. On l’utilise aussi pour faire des engobes, elle est alors tamisée plusieurs fois.

 

PRÉPARATION ET UTILISATION DES ENGOBES

Engobe : argile ou pâte liquide, naturelle ou colorée aux oxydes métalliques dont on enduit les pièces avant cuisson.

L’engobe est une argile délayée dans de l’eau et tamisée très finement. Elle est utilisée à la consistance d’un liquide épais. On interpose l’engobe entre le tesson et le vernis.

La couleur du tesson cuit varie considérablement, mais s’établit presque toujours, en raison des pigmentations dues au fer, dans des teintes allant du jaune au rouge foncé, voire au brun, en passant par toute la gamme des roses et des orangés. L’interposition d’un engobe clair permet à la couleur d’apparaître dans toute sa vivacité, ce qui ne serait pas le cas si elle était posée directement sur le tesson.

Dans tous les cas, l’emploi des engobes comme fond a toujours visé à donner à la pièce cuite un aspect uniforme, sans variations majeures, sur lequel, dans le cas où il est pratiqué, le décor apparaît nettement.

La pièce tournée puis séchée à l’air dite « verte »(ayant atteint la consistance du cuir) peut recevoir par aspersion ou par trempage (voire au barolet ou au pinceau) sur toute ou partie de sa surface, à l’extérieur seulement ou à l’intérieur, une couche d’engobe. Cet engobe doit avoir au moins un millimètre d’épaisseur. L’engobe posé mal à point sur des terres humides ou trop sèches peut entraîner des décollements, et, à la cuisson, l’écaillage. Une pièce seulement couverte d’engobe présenterait, une fois cuite, une surface de couleur homogène, mate, plus ou moins granuleuse. L’engobe doit être accordé à son support en fonction du retrait.

L’engobe permet de masquer la couleur naturelle de la terre, supprime sa porosité et facilite ainsi l’adhérence du vernis.

 

2. PRODUITS CÉRAMIQUES

Céramique : Terme générique qui a trait à l’ensemble des objets fabriqués en terre et ayant subi, au cours d’une cuisson à une température plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique irréversible leur conférant une dureté caractéristique. Ce terme ne peut donc s’appliquer s’il y a seulement séchage, même très prolongé, au soleil.

 

2.1. POTERIES DE TERRE CUITES

Pâtes opaques et poreuses, à base d’argiles ferrugineuses, à texture interne grossière, à dégraissant visible, non vitrifiées, recouvertes ou non d’un revêtement de surface. Leur coloration rouge brique plus ou moins intense est due à leur forte teneur en fer. La pâte « happe » la langue. La salive pénètre plus ou moins vite dans l’épaisseur de la pièce. Sonorité normale si la pâte est bien cuite. Sonorité de bois et très poreuse si la pièce est sous-cuite. Glaçure plombeuse, transparente ou opaque colorée. Température moyenne de cuisson : 850 à 900°C.

La poterie commune vernissée est caractérisée par l’emploi de plomb sous formes diverses pour la glaçure (le vernis) dont on recouvre totalement ou partiellement les pièces, en vue de les imperméabiliser et (ou) d’en améliorer l’aspect ou l’usage.

Le plomb est un fondant très puissant ; il abaisse la température de fusion de la silice.

Différents produits dérivés du plomb ont été utilisés par les potiers (la céruse, la litharge, le minium, l’alquifoux).

L’alquifoux est le principal fondant utilisé dans la poterie vernissée. L’alquifoux, teinté ou non avec des oxydes, peut être mis directement sur le tesson, après apport d’une « charge » de silice réalisée au moyen de sable ou de terre. [Le composé alquifoux, sable et (ou) terre de Bresse (terre blanche silico-alumineuse) broyé finement donne avant cuisson un produit adhérant bien à la surface de la pièce et permet d’avoir un vernis de qualité qui se développe bien]. Plus généralement, on interpose entre le tesson et le vernis un engobe, c’est à dire une fine couche de terre tamisée et diluée dans l’eau.

A la cuisson, le plomb combiné à la silice va donner un silicate de plomb qui constituera le vernis transparent.

Les silicates de plomb obtenus permettent un exceptionnel développement des couleurs issues des oxydes métalliques, cela à des températures relativement basses.

Cette technique est parfaitement adaptée au type de four à flamme directe ou renversée utilisée par les potiers de tradition et aux cuissons en atmosphère oxydante qu’ils pratiquent généralement et a été employé en France pendant sept siècles.

 

2.2. POTERIES DE FAÏENCE

Pâtes poreuses de couleur blanche, ivoire ou rougeâtre, nécessitant un émaillage ultérieur.

Couverte stannifère (emploi de sel d’étain). C’est sur cette couverte, toujours opaque, que l’on peint le motif avant d’y appliquer ou non une protection de silicate transparente.

Les pièces sont souvent moulées et toujours cuites deux fois, ce qui n’est pas le cas pour la poterie vernissée.

2.2.1. Faïence dure :

Cuisson de biscuit de 1180 à 1380°C, cuisson émail entre 1050 et 1180 C.

2.2.2. Faïence mixte :

Cuisson de biscuit de 1050 à 1180°C, cuisson émail entre 1000 et 1100°C.

2.2.3. Faïence tendre ou commune :

Cuisson entre 960 et 1080°C.

 

2.3. POTERIES DE GRÈS

Pâtes opaques, de texture vitrifiée, imperméable (porosité inférieure à 3%).

Coloration grise, ivoire, beige ou marron (dépend de l’atmosphère de cuisson).

Sonorité cristalline.

Recouverte ou non par une glaçure : vernis au sel, plomb et oxydes métalliques, laitier, cendre bois, feldspathique avec ou sans engobe glaçures composées diverses.

Température moyenne de cuisson entre 1250 et 1300°C.

Les grès peuvent donc être théoriquement utilisées bruts sans aucun vernis. Le but des couvertes de différentes sortes dont ils ont été pourvus vise soit à en modifier et (ou) en améliorer l’aspect, soit à en faciliter l’usage en offrant des surfaces lisses aisément nettoyables.

 

2.4. DESCRIPTION D’UNE PÂTE DE POTERIE

La description d’une pâte de poterie s’opère en utilisant des grossissements faibles ou moyens, et s’intéressent aux critères suivants :

  • ·       Échelle granulométrique : appréciation des divers calibres et proportion des éléments correspondants.
  • ·       Proportion des éléments non plastiques : (apprécié en précisant le genre de surface : cassure naturelle ou polie) faible (moins de 15 %), moyenne (de 15 à 30 %) et forte (plus de 30 %).
  • ·       Texture : Plus ou moins compacte, plus ou moins homogène et se caractérise notamment par :
  • ·       la finesse et l’aspect de la partie argileuse ;
  • ·       la forme, la couleur, la transparence et l’aspect (plus ou moins vif et émoussé) et la répartition des éléments non plastiques :
  • ·       la couleur : incidence des conditions de la cuisson sur la couleur de la poterie. On distinguera sur cassure fraîche, la couleur des zones superficielles et de l’intérieur de la paroi.

 

 

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Nomenclature des terres vernissées et grès régionaux français

LES USAGES DE LA POTERIE
Nomenclature

 

1. LA MAISON - LES ÉLÉMENTS D’ARCHITECTURE

1.1. Les céramiques de toiture

1.1.1. Les faîtages

Les épis de faîtage

Les éléments de faîtages

1.1.2. Tuiles et faîtières

Tuiles

Chatières

Faîtières, tafaîtes

Abouts de faîteau, poinçons

1.1.3. Les descentes de gouttières

1.2. Les ornements architecturaux

Pavages

Carreaux

1.3. Les matériaux de constructions

Briques

Vases acoustiques Conduits et mitres de cheminées.

2. LA VIE DOMESTIQUE

2.1. LA CUISINE ET LA TABLE

2.1.1. Les ustensiles de cuisson

Chauffe-plats, réchauds de table, réchauffoirs

Rôtissoires

Coquemars

Fours de campagne

Marmittes, oules, pégaus

Poissonières

Daubières

Toupins

Cassoles, casseroles

Poêlons

Grilloir à café

Poêle à griller les chataignes

Pots au feu (avec une anse ou deux anses rapprochées)

Pots à châtaignes (diables)

Moules à gâteaux

Tourtières

Lèchefrites

Cuit-pommes Cloches à patates

Gîtes à pâtés, terrines

Pots à bouillon

Guichons

Petits pots à café (potins, bouillottes)

Pots à café, cafetières

Tripières, pots à tripes

Vire-omelettes

2.1.2. Les ustensiles de contenance et de conservation

Cruches à huile (toules, toulons)

Cruches à eau (buires)

Pots à eau

Pots à lait

Pots à beurre

Vinaigriers

Pots à sel

Pots à épices

Cloches à fromage

2.1.3. Les ustensiles de préparation et de transformation

Jattes, terrines

Bassins

Passoires

Égouttoirs à légumes

Mortiers

2.1.4. Les ustensiles de rangement

Portes-cuillères

Égouttoirs à couverts (cuilleriers)

2.1.5. Les services de table

Assiettes plates, creuses

Plats

Jattes

Saladiers

Soupières

Soupières individuelles, guichons

Coquetiers

Cruches

Bols

Écuelles

Gobelets, chopes...

Saupoudreuses

Sucriers

Salières (salerons)

Poivrières

Moutardiers

Huiliers Théières

2.1.6. Le cidre et l’eau de vie

Bouteilles

Dames-jeannes

Tonnelets

Tonnelets-bacchus

Pichets (marquis, jacquelins)

Cruchons à eau de vie (choquets)

Carafons

Topettes

Garnitures de bouchon pour cruchons à calvados

Gourdes

Gobelets (godias, moques, endormoirs de Ger

Chopes

2.1.7.Le café

Cafetières

Pots à café, cannes à café

Petits pots à café (potins, potets, bouillottes) pour la consommation individuelle

Tasses et soucoupes

Services à café

2.2. LES RÉSERVES ET LA CAVE

2.2.1. Les poteries de stockage et de conservation

Jarres à huile, mélards

Jarres à grains

Pots à salaisons, saloirs (sinots), pots à lard, charniers

Pots à beurre (mahons, tines)

Pots à graisse et à saindoux

Pots à rillettes

Pots à miel

Pots à confitures

Bocaux

Pots à système

Bonbonnes, dames-jeannes et tonnelets

Bouteilles (à vin, à cidre et à alcool)

2.2.2. Les accessoires

Couvercles

Bondes (de tonneaux)

Entonnoirs

2.3. LE TABAC

Pots à tabac

Tabatières (pétuniers, secouettes, touines, pères-la-colique, pétuniers trompeurs...)

Pipes

Cendriers

Portes-allumettes, pots à allumettes

Grattoirs à allumettes

2.4. L’HYGIÈNE ET LES SOINS

2.4.1. L’hygiène et les soins

Fontaines « de ménage »

Lavabo

Plats à barbe

Pots de chambre

Urinaux (pistolets)

Plats bassin

Canards

2.4.2. La médecine

Pots à onguents

Pots à pharmacie

Flacons à remède

Bouteilles et bonbonnes à eau de cure

2.5. LE CONFORT

2.5.1. Le chauffage

Poêles

Plaques foyères

Bassinoires

Chaufferettes (courtines) (à anse pour les mains, sans anses pour les pieds)

Briques de lit, chauffeuses

Chauffe-pieds

Pots de chaufferettes, pots à braises

Bouillottes (moines)

2.5.2. L’éclairage

Lampes à huile (grassets)

Lampes à suif

Bougeoirs

Lanterne

2.6. CONFECTION ET ENTRETIEN DU LINGE

Terres à repasser (repassoirs)

Marottes

Affiquets ou attriquets

Cuviers à lessive, pones

2.7. OBJETS DE DÉCORATION

Pots à fleurs,

Jardinières

Vases, bouqutières, tulipières

Suspensions à fleurs

portes-montres

2.8. OBJETS DIVERS

Socles (pour pieds de meuble)

3. LES ACTIVITÉS AGRICOLES

3.1. PRODUCTION LAITIÈRE

3.1.1. Le lait

Pots à lait

Cannes à lait, pots à traire (trairesses)

Entonnoirs (couloires)

Passoires (passous)

3.1.2. La crème et le beurre

Jattes, crémoires, poêles à lait, terrines à lait

Serènes ou sereines

Barattes et écuellottes

Moules à beurres

Pots à beurre, mahons, tines

3.1.3. Le fromage

Moules et faisselles à fromage

Égouttoirs à caillé (godets-passous)

Assiettes à fromage

Presses-caillé

Porte faisselles

3.2. L’ÉLEVAGE

Boulins à pigeons

Mangeoires à oiseaux

Abreuvoirs de basses-cours

Bouteilles vétérinaires

Biberons à veaux

Trompes d’appel

3.3. L’APICULTURE

Enfumoirs à abeilles

Passoires à miel

Pots à miel (cannes)

3.4. LA CULTURE - LE JARDINAGE

Arrosoirs

Cloches à salades

Pots de fleurs, pots à boutures

Jardinières

Tuyaux de drainage

Canalisations (pour l’alimentation en eau des jardins et des parcs)

Crépines

3.5. LA CHASSE

Appeaux et sifflets

3.6. LA VIE DES CHAMPS

Portes-aliments, portes-diners (gohans, caudrettes, à double récipient)

Gourdes

Gourdes-tonnelets

Bouteilles

Moques, godias

Trompes, cors et cornes d’appel

4. LA VIE SOCIALE

4.1. LA RELIGION

Bénitiers

Crucifix

Statues et statuettes religieuses (vierges, saints...)

Fontaines de sacristie Ex-voto Plaques votives Monuments funéraires

4.2. CROYANCES ET COUTUMES

Cornes de charivari

4.3. LA POLITIQUE, LE PATRIOTISME

Fontaines à décor révolutionnaires

Fontaines, pichets, bougeoirs à l’effigie de Napoléon

Épis de faîtage anthropomorphes (soldat, gendarme, homme politique...)

Pichets anthropomorphes (soldat, homme politique, homme d’église...)

Pots à tabac

4.4. CADEAUX ET OBJETS PERSONNALISÉS

Bacchus

Pichets d’amitié

Fontaines dédicacées

Pièces diverses dédicacées (touines,bouquetières...)

4.5. LES FÊTES, LES COMMÉMORATIONS

Pichets et tasses trompeurs (trompous ou trompe-couillons)

Pichets commémoratifs

Pots et pichets patronymiques

Tasses patronymiques

Fontaine de mariage

4.6. LES FOIRES

Pichets et tasses de foire (pichets de tentier)

4.7. LES JEUX ET L’ÉDUCATION

Vaisselles miniatures, « ménages d’enfants » « dînettes »

Jouets

Billes

Sifflets, rossignols

Tirelires

4.8. L’ÉCRITURE

Encriers,

Écritoires

Bouteilles à encre

5. L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

5.1. L’ACTIVITÉ INDUSTRIELLE

Moules à pain de sucre

Cruchons de distillerie (cruchons à calvados)

Creusets

Bouteilles et bonbonnes à acide

Paniers à tremper

5.2. L’ATELIER DU POTIER

Tampons

Barolets

Briques de four

Godets à sel

Supports, pernettes triangulaires, pernettes tripodes

Cales d’enfournement

Cazettes

Cuisoirs

Montres

5.3. TRANSPORT ET COMMERCIALISATION

5.3.1. Denrées alimentaires

Pots à beurre (mahons, tines)

...

5.3.2. Denrées non alimentaires

Bouteilles à encre

Bouteilles à produits chimiques

Flacons à remède

Pots à onguent

Flacons à médicaments vétérinaires

...

5.4. LES PIÈCES PUBLICITAIRES

Pichets

Pots à lait

...

 

Christian HUET

LA ROCHE SUR FORON

le 17 mai 2013

 

 

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